Nos villages...

Alzon, situé au coeur de la haute vallée de la Vis offre quelques belles maisons du XVIIIème siècle.

Ce village a été édifié autour d'un prieuré bénédictin. Il constituait un important lieu d'étape, comme en témoignent auberges et affenages.

L'église fortifiée du XIIème siècle, remaniée par la suite aux XVIIème et XIXème siècle, mérite une halte. Sur la façade arrière de l'ancienne chapelle des Pénitents blancs, un curieux bas-relief représente un petit pénitent. Les habitants d'Alzon participaient bien entendu au pèlerinage de St Guiral*. Un petit oratoire en croix marque le départ de la draille qui conduit au sommet de St Guiral : la croix de St Guilharet. Les bergers y laissaient un bouquet de renoncules avant le départ en transhumance pour protéger leur troupeau des maladies. La croix actuelle du XVIIIème siècle en remplace une autre beaucoup plus ancienne. Un arbre de vie, très abîmé, orne le socle



La commune est toute en longueur : un vallon étroit encadré par deux lignes de montagnes.

L'été, le Coudoulous est un ruisseau apparemment tranquille, mais il devient un violent torrent après les grosses pluies. Dans sa vallée, au dessus des cultures en traversiers, sont implantés les hameaux méridionaux avec leurs treilles, leurs perrons fleuris, les maisons de granit avec leurs arcs de pierres massives, les dédales d'escaliers et les passages voûtés où le murmure de l'eau court de sources en fontaines.

Le hameau de Pratcoustals, abandonné depuis 50 ans a été en partie rénové et offre une belle vue sur les vallées d'Arphy et du Vigan.



Le village porte le nom de la rivière qui le traverse. Sur la rive droite, la partie la plus ancienne s'étire jusqu'au Cap d'Arre, avec ses maisons pittoresques, ses rues étroites et son pont médiéval. L'ancien orphelinat et sa tour 1900 attirent l'oeil : des orphelines venant de l'Aveyron étaient logées dans ce bâtiment et travaillaient dans les usines de bonneterie. Arre était un centre connu pour la fabrication des bas de soie naturelle. L'architecture du siècle dernier témoigne de la prospérité de cette époque : maisons d'habitation, église, Mairie, gare, fontaines...



Dans le village, l'église, par son aspect massif, attire le regard. Il reste peu de choses à l'extérieur de l'édifice fortifié, bâti au XIème siècle par les moines bénédictins de Saint Victor de Marseille. Tout au plus, en arrivant sur la place, peut-on voir un chevet typiquement roman et un pan de muraille, seul vestige d'une ancienne tour. Remarquer, tout de même, le petit porche reliant le sanctuaire à l'ancien presbytère. Au XVIIIème siècle, il permettait aux évêques d'Alès en villégiature à Arrigas, d'accéder à la sacristie sans avoir à saluer les paysans autochtones.

En octobre 1625, le Duc de Rohan, à la tête des troupes protestantes, mit le siège devant l'église et le village fortifié d'Arrigas. Le seigneur, le baron Charles d'Albignac, était resté fidèle à la foi catholique et au Roi.

L'intérieur de l'église a conservé, dans l'ensemble, ses formes romanes primitives, ceci malgré les dégâts occasionnés par le Duc de Rohan.

Il est intéressant de découvrir, à droite, en entrant, une petite statue de la vierge, en bois polychrome du XVIIIème siècle. Il faut voir également, sur le mur gauche de la nef, le tableau de Saint Guiral inventorié par les monuments historiques comme un témoignage touchant des anciennes croyances populaires en Cévennes.

En sortant de l'église, il ne faut pas hésiter à descendre dans les ruelles où l'on remarque deux porches, vestiges des anciennes fortifications.

Descendre ainsi jusqu'aux anciens lavoirs, petit site très agréable avec sa cascade et le pont "St Esprit" qui enjambe la rivière. Remonter ensuite sur la place dominée par une grande muraille: il s'agit du 2ème château de la famille d'Albignac, construit au XVIIème siècle après la destruction du Pont d'Arre par Rohan. La cour intérieure, vue du portail d'entrée, est absolument magnifique avec ses fenêtres géminées et ses fenêtres à meneaux.



Le village est situé au coeur d'une vallée verdoyante au pied du Mont Aigoual et traversé par la rivière « le Coudoulous ».

Dès le XIIème siècle, Aulas fut le centre de la baronnie d'Hierle et portait le nom de "chef lieu". Le village est construit autour de l'église St Martin, plusieurs fois détruite, et a été fortifié au XIVème siècle. Une portion des remparts est encore visible en bord de rivière, sur le Chemin-Neuf. Ces murailles étaient percées de portes dont celle, intacte de La Poterne. Derrière l'église Saint Martin se trouvait la grande demeure des barons d'Hierle, elle comprenait une maison d'habitation, un pailler, une étable et des "carces" (prisons). Au milieu de la cour se dresse le donjon.

Le temple est bâti sur l'emplacement des anciennes casernes des Dragons du Roi.

De nombreux moulins, alimentés par le Coudoulous, avaient différentes vocations :

  • Des moulins bladiers on obtenait la farine.
  • Des moulins oliers, l'huile d'olive ou de noix
  • Dans les moulins massiers (ou paraïres ou battants ou à foulon) on fabriquait le drap

Toujours en bordure du Coudoulous, près du Pont, s'élève l'ancienne filature de bas, qui a cessé toute activité au début des années 80.



Riche de son passé, Aumessas s'est résolument tourné vers l'avenir en soignant son environnement et en privilégiant la qualité de vie : aménagement d'une aire de détente prés de l'ancienne gare, d'un coin baignade au lieu dit «Les Faïsses», d'un terrain de tennis dans le parc ombragé de l'Ayrolle. Le fleurissement et une signalétique originale invitent à la flânerie. Dans un vallon verdoyant, le village d'Aumessas est bâti en amphithéâtre entre les deux torrents de l'Albagne et sa belle cascade et du Barezon. Aumessas a su conserver et mettre en valeur les traces de son passé historique :

  • le château du Cornier.
  • l'église et son clocher à peigne du XII siècle, la cloche datée de 1539 est classée au titre des monuments historiques.
  • le temple rebâti en 1825. Il avait été détruit en 1688 pendant l'épisode douloureux des guerres de religion.
  • les vestiges de la ligne Tournemire-Le Vigan (situation, maison de garde - barrière, viaduc, ponts, tunnels).


Trois rivières traversent le village : l'Arre, et ses deux affluents, le Coudoulous et la Glèpe.

Le village, centre ancien de la commune est bâti le long de la Glèpe, le faubourg de Rochebelle s'est installé dans la plaine de l'Arre, et les quartiers récents se sont développés sur les collines dominant les vallées.

Avèze est une fondation bénédictine ; l'église et le presbytère occupent l'ancien emplacement du monastère.

De la route, on aperçoit le château Montcalm, édifié sur les assises d'une forteresse qui connut des heures mouvementées.
Le pont vieux date de 1715.



En plein coeur de la vallée de l'Arre, Bez apparaît comme une cité médiévale accrochée au flanc de la montagne, sur un espace réduit afin d'assurer plus facilement sa sécurité et d'économiser au maximum la précieuse terre cultivable.

Pendant des siècles, Bez a été un centre de production artisanale de bonneterie et de tonnellerie. Les bas qui s'y fabriquaient étaient exportés jusque dans les possessions espagnoles.

De sa splendeur passée, Bez conserve ses châteaux et ses tours sarrasines.

Le château dominant la localité a été remanié à plusieurs époques. Le château de la Valette, situé à l'écart et en hauteur, comme le premier, date du XII ème siècle. Enfin, le château Massal, situé de l'autre côté du pont, a été édifié à la fin du XIXème siècle.

L'église, très ancienne, a été remaniée à plusieurs reprises.

Esparon est un véritable nid d'aigle à 663 m de hauteur, établi au sommet d'un piton calcaire et offre une vue remarquable sur les environs. La petite église a été restaurée; un très beau couvercle de sarcophage carolingien a été déposé au musée du Vigan dans la salle du temps.



Pour les amoureux du thym, d'espace et de lumière !

Rien à voir avec la Cévenne si verte ! Si vous aimez l'espace et les rochers, venez vous y ressourcer, sans eau !

Blandas a donné son nom au causse qui l'entoure. Le mot causse (de l'occitan caous, chaux) signifie "haute terre isolée par de profonds remparts naturels". Et le causse est vraiment un monde en soi.

Le village de Blandas est implanté à la croisée des chemins du Causse, à l'abri du vent, proche de dolines. Ce sont de légères dépressions où se ramasse la terre fertile permettant la culture des céréales.

Une lavagne (ou lavogne), petite mare où viennent s'abreuver les animaux, proche du village est alimentée par les eaux de ruissellement mais aussi, ce qui est plus rare sur le Causse, par une source.

Les maisons et fermes forment un habitat typiquement calcaire avec voûtes, escaliers et terrasses. Les fermes sont généralement construites en pierre, avec une toiture en voûte car le bois était trop rare (donc précieux) pour être utilisé dans les charpentes.

Le Causse de Blandas possède une grande richesse de vestiges préhistoriques (dolmens, menhirs et cromlechs).



Les communes de Bréau et Salagosse ont été réunies par une ordonnance du 15 mai 1818.
La commune de Bréau-Salagosse comporte l'agglomération principale, et plusieurs hameaux dont Salagosse, Serre, les Plans, le Bruel...
Le village de Bréau s'accroche à flanc de colline sur les premiers contreforts de l'Aigoual.
A Bréau, le temple, de style néoclassique a été construit en 1845. Il présente l'originalité d'être bâti sur un plan octogonal, ce qui est relativement rare.



La commune se situe à la limite des départements de l'Aveyron et de l'Hérault, sur le causse Du Larzac. Luc et Campestre ont été rattachés en 1812, en raison de leur petite taille.

L'église de Campestre est fort ancienne. Les camisards essayèrent de l'incendier au mois de juin 1703, mais les habitants eux-mêmes prirent les armes et chassèrent les rebelles. Elle a été reconstruite presque entièrement en 1865 : elle set de style roman, à trois nefs, avec un élégant clocher sur la façade.

Sur la commune, on trouve de nombreuses « cazelles », petites cabanes en pierres sèches utilisées par les bergers. Deux d'entre elles sont visibles depuis la D273, au lieu-dit de La Camp, entre Le Luc et Campestre.



Mandagout est une commune curieusement composée d'une trentaine de hameaux dont Beaulieu est le chef lieu où se trouvent la Mairie, l'école, l'église et le temple. Les autres apparaissent accrochés à flanc de montagne ou tapis au bord des ruisseaux.

La commune reste encore très rurale et les cultures, surtout celle de l'oignon doux, occupent les traversiers réhabilités. De nombreux béals (canaux d'irrigation), bassins, barrages témoignent de la gestion de l'eau avant les méthodes modernes d'arrosage par aspersion.



A 70 km de la mer, 40 km de l'observatoire de l'Aigoual, 7 km du Vigan, Mars est un village de moyenne montagne dans la zone périphérique de Parc National des Cévennes (démivelé de 345 à 1 186 m d'attitude), la commune s'étend sur 380 hectares. Le schiste de ses murs, le châtaignier, (arbre de vie des cévenols) et le chêne vert sur les hauteurs, les pommiers et les cerisiers en plaine, sont les symboles des six hameaux qui composent la commune :

  • l'Elzière,
  • Mars,
  • Pied Méjean,
  • Le Puech,
  • Le Reboul,
  • Le Truel.

En continuant sur la D272, on passe au col de Mouzoules où un monument est érigé à la mémoire de protestants surpris lors d'une assemblée du Désert.



A la fin du XIX éme siècle, Molières prend le nom de Molières-Cavaillac pour éviter la confusion avec une autre commune du département, Molières sur Cèze.

Le village a connu une importante activité agricole et industrielle à la fin du XIXème siècle. Le bâtiment de la filature rénovée est un témoignage de cette époque où jusqu'à 100 personnes, dont 80 ouvrières, ont filé la soie.

L'église actuelle est située dans un ancien fort du Moyen Age. De style roman, avec des murs très épais, cette église possède un sanctuaire à deux niveaux voûtés. L'étage supérieur sert de clocher et d'horloge.



Montdardier est situé prés à la limite des Cévennes schisteuses et du Causse calcaire.
Le village est bâti au pied de son château édifié à la fin du XIXème siècle selon les plans de Violet le Duc et à l'emplacement d'une ancienne forteresse, plusieurs fois détruite et reconstruite qui commandait une grande voie de passage entre Causse et Cévennes.

Il est dominé par le sommet de la Tude (895 m) que prolonge le pic d'Anjeau (862 m), joli éperon blanc qui émerge de la forêt domaniale constituée essentiellement de résineux.

L'église dédiée à Saint Martin se trouve un peu à l'écart du village. On peut y remarquer un "tympan naïf" oeuvre d'un sculpteur local et provenant de l'église ancestrale. A voir aussi la croix de Malte cathare discoïdale dans le cimetière contigu.



A cheval entre Cévennes et Causse, Pommiers, une soixantaine d'habitants, domine la vallée de l'Arre et de la Glèpe, à dix minutes du Vigan.

Il séduit par son cadre pittoresque, particulièrement ensoleillé, avec une vue imprenable sur les montagnes cévenoles surplombant le Pays Viganais.

Son église romane Saint André du XIIème siècle agrandie d'une chapelle Saint Joseph au XIXème siècle, possède une particularité unique dans la région viganaise : une voûte à arc brisée et une travée de choeur à voûte d'ogive dont les mesures reposent sur des culs de lampes sculptés.



Le nom de Rogues vient du mot celte « roues », signifiant « route » et on trouve effectivement dans les environs du village, des restes de voie romaine reliant Le Vigan à Lodève.

Rogues bénéficie d'une situation privilégiée sur le plateau où s'étendent à perte de vue, des pelouses steppiques caillouteuses, domaine du thym, des chardons et des asphodèles. Milieu de civilisation agricole, les principales ressources sont toujours l'élevage ovin et caprin. Depuis quelques années, c'est l'élevage bovin, de race Aubrac, qui tend à se développer. Dans le paysage tout témoigne de cette vocation pastorale, l'habitat dispersé en hameaux, des constructions en voûte avec de petite ouvertures, des lavagnes et des citernes dans les habitations pour récupérer l'eau de pluie.

Madières se situe au fond des gorges de la rivière la Vis. Plus de 300 mètres de dénivelé, un creusement la Vis poursuit depuis plus de trois millions d'années, un canyon et des falaises grandioses, sauvages où l'on peut parfois surprendre un couple d'aigles royaux. Aux abords des maisons se trouvent des terrasses où poussent, vignes, oliviers, mûriers, figuiers, une agriculture complémentaire de celle du Causse.

Un village curieux implanté sur les deux rives où le château, transformé en hôtel-restaurant 4 étoiles, est dans le Gard et l'église et le cimetière dans l'Hérault.



D'origine très ancienne, située à mi-chemin entre la mer et la montagne, cette commune cévenole est formée de plusieurs hameaux et mas isolés.

Le hameau de Roquedur le Haut est construit au pied d'un énorme rocher , le rocher du Duc, d'où l'on découvre un magnifique. Au XVème siècle, une forteresse entourée de fortifications, était construite sur l'assise du rocher.

A 1 km sur la route menant à Roquedur le Bas, à droite, un chemin forestier mène à l'église St Pierre de la Clastre. Cette église romane fut presque entièrement détruite en 1622, puis reconstruite en 1688. Aujourd'hui restaurée, elle possède une cloche de plus de 100 kg appelée « Marie-Pierre ».

500 m avant d'arriver au village en venant du Vigan, on trouve sur la droite les lavoirs-abreuvoirs et la source de Roquedur le Haut. Les habitants venaient y laver leur linge, y puiser l'eau potable et les animaux s'y abreuver.



La commune est implantée dans un décor montagneux découpé entre montagnes et vallées profondes avec de minuscules mas accrochés aux pentes ou juchés sur quelques avancées.

De plusieurs points on découvre un panorama exceptionnel dans les Cévennes du schiste, du calcaire et du granit : massif de l'Aigoual, l'Oiselette (700m), la Vallée de la Vis, la plaine de Ganges et les reliefs calcaires des roches de la Tude et du Pic d'Anjeau.

Le village, situé à 520 m d'altitude, exposé plein sud à l'abri des vents du nord, avec peu de surface plane, loge la chapelle, la place ombragée et ses deux somptueux platanes, les escaliers, les passages voûtés...Tout un jeu d'ombres et de lumières !



La commune, située à la frontière de l'Hérault, aux pieds du Mont Aigoual, aux portes du Causse de Blandas, est baignée par la Vis, rivière qui nous offre, face au château, une superbe cascade. Les eaux fraîches de la rivière sont appréciées des baigneurs et des pêcheurs

Le village s'organise le long des rives de la Crenz et de son affluent le Naduel.

De cette caractéristique résulte la présence de neuf ponts montrant l'intérêt qu'ont eu les habitants de passer d'une rive à l'autre.

Saint Laurent le Minier vivait de l'agriculture il y a plusieurs décennies, puis jusqu'à ces dernières années, la vie du village fut dépendante de l'industrie minière avec la Mine des Malines.

En flânant vous découvrirez le château du XVIIème siècle et l'aqueduc qui amenait l'eau de la cascade, l'église, le temple, la glacière (la glace, fortement tassée, était stockée l'hiver dans la glacière aux murs épais puis utilisée l'été), les ponts...dont certains datent du moyen âge.



Ce beau village, situé dans les Gorges de la Vis, en amont du Cirque de Navacelles, tire son originalité de sa rivière, la Vis, qui ne coule que lors de fortes pluies. Elle s'infiltre à Alzon pour ressortir en aval de Vissec, à la résurgence de la Foux ; les moulins situés près de celle-ci sont un lieu de promenade agréable. Réhabilités par la commune de Vissec, ils abritent une exposition permanente qui retrace des siècles de civilisation caussenarde et donne une information complète sur la commune et la rivière.

Le village de Vissec est une ancienne forteresse, détruite en 1629 sur ordre du Duc de Rohan pendant les guerres de religions. Les maisons sont construites en hauteur afin d'occuper le moins de surface possible. Le rez de chaussée abritait les animaux, au premier étage se trouvait "l'Oustal" (la pièce commune) ainsi qu'une ou deux petites chambres. Le grenier, outre son usage habituel, servait aussi de chambres.